Boulimie ? vomitive ? non vomitive ? anorexie ? hyperphagie ?
E st-elle (ou il) boulimique anorexique ?Vous savez que votre proche a un problème avec l’alimentation elle ne pense qu’à la nourriture, grossit beaucoup et se met souvent au régime ou bien mange énormément et perd du poids. Vous vous demandez si elle n’est pas malade (elle n’a plus ses règles ou il est très agressif) ou si elle n'est pas, par hasard anorexique ou boulimique.
Définition de la psychiatrieSelon la définition de la psychiatrie traditionnelle (le psychiatre est un médecin spécialiste) qui se base beaucoup sur le comportement pour établir un diagnostic, la boulimie c’est manger beaucoup, très vite, d’énormes quantités de nourriture, au minimum trois fois par semaine et la distinction franche entre boulimie et anorexie n’est pas toujours très nette. Par exemple, il suffit d’avoir été anorexique à l’adolescence pour être diagnostiquée «anorexique» même quand on ne se fait pas vomir, même si crises de boulimie surviennent plus tard, qu’il n’y a pas de comportement compensatoire (vomissements, jeûnes, laxatifs…) et qu’on a pris du poids (DSMIV)La boulimie est définie par la psychiatrie sur un plan très comportemental : crises irrépressibles pendant lesquelles le malade ingère des quantités massives d’aliments. Ces crises se produisent de façon répétitive et durable, parfois plusieurs fois par jour. C’est une conduite addictive. Elle est le symptôme d’une détresse psychique et peut provoquer une dépression sérieuse. Les crises entraînent très souvent des sentiments de honte, de dégoût, de colère chez les malades. Ce qui manque à la définition psychiatrique selon nous c’est que la honte et le manque de confiance en soi (sur le plan affectif, pas intellectuel) sont antérieurs à la boulimie. Afin de compenser l’excès de calories ingérées, la personne boulimique a recours à un ou plusieurs stratagèmes: vomissements, utilisation de laxatifs, exercices physiques excessifs, imposition de restrictions alimentaires. Il n’est pas rare que les personnes souffrant de cette maladie conservent un poids normal, d’où la difficulté de poser un diagnostic. L'anorexie L’anorexie mentale correspond à une impossibilité de se nourrir suffisamment ( pour pouvoir maintenir son poids à un niveau normal). L’aliment est vu comme une salissure de l’intérieur du corps et la prise de repas normaux devient impossible, la pensée est constamment tournée vers la nourriture. Malgré le peu de nourriture, la personne anorexique reste longtemps extraordinairement active et dynamique, ce qui explique qu’elle puisse maigrir sans que son entourage ne s’inquiète. Ce qui peut aussi alerter, c’est l’arrêt des règles, le déni, l’agressivité et une apparence d'affirmation de soi. La boulimie vomitive ou non vomitive. La boulimie est définie par la psychiatrie sur un plan très comportemental : crises irrépressibles pendant lesquelles le malade ingère des quantités massives d’aliments. Ces crises se produisent de façon répétitive et durable, parfois plusieurs fois par jour. C’est une conduite addictive. Elle est le symptôme d’une détresse psychique et peut provoquer une dépression sérieuse. Les crises entraînent très souvent des sentiments de honte, de dégoût, de colère chez les malades. Ce qui manque à la définition psychiatrique selon nous c’est que la honte et le manque de confiance en soi (sur le plan affectif, pas intellectuel) sont antérieurs à la boulimie. Afin de compenser l’excès de calories ingérées, la personne boulimique a recours à un ou plusieurs stratagèmes: vomissements, utilisation de laxatifs, exercices physiques excessifs, imposition de restrictions alimentaires. Il n’est pas rare que les personnes souffrant de cette maladie conservent un poids normal, d’où la difficulté de poser un diagnostic.
Le regard de la psychologieLa définition de la psychologie—psychanalytique et humaniste, (le psychologue n'est pas médecin mais a fait lui aussi 7 ans d'études universitaires et, dans le cas où il est aussi psychothérapeute, une formation personnelle (développement personnel sous la forme d'une "analyse" ou d'une psychothérapie) va au-delà de l'aspect comportemental. Le trouble du comportement alimentaire est secondaire et cache un malaise plus profond qui se matérialise par :
- Une obsession de la nourriture quasi constante (et c’est affreux d’être prisonnier d’une obsession) (cf. animation) - Un sentiment de décalage avec soi et avec les autres (même quand on a tout pour être heureux). « J’avais l’impression d’être une mouche dans un verre » dit une jeune femme boulimique (cf. vidéo extrait n°12 du documentaire « Boulimie et Thérapie ») - Une hypersensibilité relationnelle quasi constante qui se traduit par de la violence contre soi ou contre l’autre et/ou un repliement sur soi… Les étiquettes «boulimique» «anorexique», «hyperphagique» n’ont alors pas beaucoup d’importance et le traitement qui devra s’en suivre (même s’il peut et doit parfois doit se compléter par une approche pharmacologique) ne pourra pas simplement s’appuyer sur la volonté du sujet. Même si votre proche réussit à contrôler son comportement alimentaire, elle (ou il) n’obtiendra qu’une réussite à court terme (parfois très utile d’ailleurs pour faire une pause santé, reprendre du poids par exemple, ou ne plus être toute la journée en train de se gaver). Mais le contrôle ne dure qu’un temps et même quand votre proche tient bon elle continue à vivre avec son obsession alimentaire … avec toute l’irritabilité que cela suppose, le repliement sur soi, et les difficultés relationnelles. (Vous pouvez consulter l’article de mai 2004 « Suis-je hyperphage, boulimique ou anorexique ?») et vous reporter aussi aux rubriques "d'où ça vient" et "que faire" où nous vous proposons des pistes pour alléger la vie de famille.
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